L’intégration SI d’un LMS : l’implication avant tout

L’intégration réussie d’un LMS passe par un ensemble de facteurs engageants et contraignants qui déterminent les différents écueils qu’il faut surmonter. Je ne reviendrai pas sur les parties organisationnelles ou pédagogiques, mais je m’arrêterai sur quelques points de la partie IT qui sont souvent négligés.


L’infrastructure

Il ne faut pas sous-estimer l’impact d’un déploiement d’une solution Cloud sur l’infrastructure d’un réseau d’entreprise. Il est rare de trouver deux sociétés dont les réseaux sont similaires, tant sur les accès web que la distribution locale. Et cela impacte fortement la réflexion sur l’accessibilité au LMS pour les apprenants.

Par exemple, la couverture géographique d’un client (ie le nombre de sites et/ou de filiales) va déterminer le type d’infrastructure mis en œuvre. On pourra trouver, en fonction des politiques d’investissement, un réseau privé, un réseau loué (type EQUANT) ou un cloud d’entreprise.

L’impact immédiat du type de réseau est la capacité à gérer les flux de digital-learning par rapport au flux métiers (QoS). Dans un second temps la question d’augmenter le débit ou de supprimer un point de contention se pose. Et pour finir quid des délais dans le cas d’une infogérance du réseau ?

Politique de déploiement

Le déploiement des solutions LMS doit également être étudié avec les responsables IT avant le démarrage de l’intégration : l’existence d’un MDM (Mobile Device Management) ou de fermes Citrix nécessite une validation de compatibilité. Certes 95% des applications ne posent pas de problème, mais soyons sûrs de ne pas être dans les 5%.

Par exemple dans le cas de Citrix un problème récurrent vient de certaines fonctionnalités du SCORM 1.2 sur les postes de travail Wise.

L’expérience utilisateur (UX)

L’outil de formation de l’apprenant est aujourd’hui partagé entre son poste de travail et son équipement personnel (BYOD) mobile ou non. Mais lorsqu’il s’agit de l’environnement d’entreprise, outre les points d’ergonomie et de charte graphique, il faut valider les interactions logicielles.

Le point le plus courant reste la mise en place du SSO (Single Sign On) qui permet de passer d’un applicatif à l’autre sans ré-authentification. Le plus souvent un accès LDAP ou un paramétrage SAML permet de régler la question, mais seulement et seulement si le référentiel apprenant est d’aplomb. Et là c’est un chantier d’envergure pour une DSI (d’où allongement des coûts et des délais).

Quant à la mise en place d’interfaces avec un MDM, il s’agit le plus souvent d’une recompilation à façon de la solution mobile et l’impact financier peut-être très lourd pour l’éditeur.

En conclusion

Ce ne sont là que quelques exemples des difficultés d’intégration de solution LMS/TMS que l’on peut rencontrer chez des clients de toutes tailles, mais dont les conséquences sur le projet peuvent aller du dépassement budgétaire à la confrontation contractuelle par voie judiciaire.

Il est essentiel de les prévenir en faisant intervenir les équipes IT au sens large (poste utilisateur, infra, production, sécurité etc.) le plus en amont possible !

 

Dans le cadre de nos accompagnements nous intégrons l’ensemble de ces questions dès l’expression de besoin, et confrontons chaque point organisationnel avec les contraintes des équipes IT. La veille que nous effectuons auprès des éditeurs du marché nous permet d’anticiper au mieux les risques liés à ces aspects.

N’hésitez pas à nous contacter si ce sujet vous intéresse : contact@rel-it.fr / 02 53 00 02 43

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