Les 3 piliers de la digitalisation

La digitalisation est bien plus qu’une mode ou qu’un effet d’annonce : il s’agit d’intégrer dans l’entreprise des usages et des technologies dont les collaborateurs font l’expérience dans leur quotidien mais qui n’existent pas encore dans l’univers professionnel, pour en tirer le meilleur profit.

Dans toute démarche de digitalisation il existe des règles de bon sens à respecter. Ce n’est pas une évidence pour tous, mais l’expérience est là pour en justifier l’usage : une bonne digitalisation, c’est l’alchimie de trois univers différents.


En premier lieu, il faut savoir évaluer et gérer l’impact sur l’organisation

Lorsqu’un projet de digitalisation arrive au sein d’une entreprise, on ne prend pas assez de temps à réfléchir aux à côtés des nouvelles solutions à implémenter. Comme au sein d’un service RH ou formation qui acquiert un nouvel LMS : les ressources existantes sont dédiées à des tâches précises et organisées, suivant des processus connus.

Mais une nouvelle solution implique bien souvent une évolution de ces processus, voire une partie de leur externalisation. Et cela ne veut pas dire moins de travail, juste une manière différente de le faire avec peut-être des obligations géographiques ou logistiques différentes.

La première conséquence sur l’organisation tiens dans la réaffectation des ressources, et même dans la plupart des cas pour les néo-accédants au digital-learning au recrutement de nouveaux collaborateurs (chargé de formation, concepteurs, community manager etc.)

En second lieu, le métier : dans notre domaine il s’agit de la pédagogie

Cette phase d’organisation bien intégrée dans le déroulement du projet amène naturellement à se poser la question du contenu pédagogique et de son organisation. En terme de plan de formation, d’organisation des parcours et dispositifs et d’intégration au sein des processus RH : lors de l’entretien annuel de vos collaborateurs, comment les managers ont-ils accès aux contenus adaptés aux compétences ?

D’un simple plan de formation il faut être capable de faire évoluer la ressource interne vers un véritable référentiel de compétences et de connaissances. Cette étape est de plus en plus présente car les fournisseurs de contenus présents sur le marché proposent désormais une offre très dense. Finalement vous pourriez vous trouvez dans la situation où la conception n’existe même plus au sein de vos services pour laisser la place à un suivi pédagogique individualisé.

Pour terminer, la technologie

Le cloud, le saas, Internet et la mobilité laissent présager la facilité et la compatibilité d’intégration des solutions présentes sur le marché. Malheureusement ce n’est que rarement le cas : entre la politique de sécurité de votre organisation, l’intégration d’une charte graphique, l’état de votre réseau, le profil des postes de travail et les règles d’organisation du travail (horaires, accessibilité, mobilité etc.) il reste indispensable d’intégrer vos services IT dans vos réflexions.

Si vous ne souhaitez pas imposer une authentification supplémentaire à vos collaborateurs, la mise en place d’un SSO est indispensable. Si vous voulez une mise à jour automatique de la liste de vos apprenants (le retail est un exemple parlant) en entrée et en sortie de vos services, il faudra lier votre LMS et vos annuaires. Si vous voulez avoir un suivi détaillé et mis en forme de l’activité il faudra également prévoir la construction de reporting. Et pour tout cela il faut réserver les ressources de votre DSI pour que votre projet ne connaisse ni retard ni blocage.

L’urgence de prendre son temps

Pour réussir sa digitalisation et ne pas bloquer l’avancé de l’entreprise dans son domaine il est indispensable de réunir les bons interlocuteurs pour chacun de ces domaines et de les intégrer avant le choix d’une solution. Sans cette préparation, votre organisation risque de se retrouver dans une appréhension dommageable de tout nouveau projet de ce type.


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