La digitalisation diminue-t’elle les coûts de formation ?

Les fournisseurs de solutions LMS ou les intégrateurs irons tous dans ce sens : digitaliser la formation c’est économiser, car le distanciel coûte moins cher que le présentiel. Et d’argumenter sur la logistique, les frais de déplacement et le temps passé à préparer.

Ce n’est pas complètement faux : il y a effectivement une baisse significative des frais de formation lorsqu’on bascule du présentiel au distanciel. Mais ce n’est pas vrai si on regarde le global : la logistique (salles, hébergement, matériel), la mobilisation des formateurs et le temps de préparation des cours se retrouvent ailleurs.

Le vrai gain du digital-learning au final n’est sans doute pas économique.


Un peu de pragmatisme

Prenons un cas concret : responsable territorial dans le retail j’ai besoin de former une centaine d’employés aux nouvelles méthodes de vente incluant de l’acculturation à la marque. Il va donc falloir passer une bonne vingtaine de jours à planifier des sessions, organiser les planning et les remplacement ainsi qu’à définir le contenu des cours.

Mes formateurs quant à eux sont bons pour quelques centaines de kilomètres en train et/ou voiture, ce qui rajoute au budget. Nous sommes dans un cas classique de formation uniquement présentielle, encore très répandu.

Maintenant, à la demande de la direction je décide de basculer l’intégralité de mes formations en distancielle (elearning). Je n’ai plus à réserver d’hôtels, de trains ou bloquer des jours sur les plannings de mes collaborateurs. Hourra !

Mais. Car il y a un mais

Je passe plus de temps à produire les contenus : un simple powerpoint déposé sur le LMS ne suffit pas. Le LMS d’ailleurs à un coût de licence et un coût d’entrée. Et pour l’administrer il faudra un peu plus que le responsable de formation rattaché à la DRH : entre les problèmes techniques, les mises à jours, les inscriptions et les relances…

Quant aux formateurs certes ils ne vadrouillent plus autant. Mais ils doivent assurer une assistance aux apprenants. Contribuer à la production de contenus (plus étalée dans le temps) et se faire à de nouveaux outils comme la classe virtuelle ou le tutorat. Et relancer les apprenants qui ne finissent pas leurs cours.

A la fin de l’année les deux budgets semblent équivalents, voire même un peu plus cher côté digital-learning. Où est le problème ?

Equilibrons l’équation

En fait le problème n’est pas le coût de la diffusion de la formation, mais la valeur ajoutée du nouveau dispositif. Si vous avez acquis un LMS ce n’est pas pour diffuser un powerpoint ou une vidéo tous les mois, mais bien pour gagner sur :

  • la flexibilité de votre offre de formation
  • le suivi et l’évolution des compétences de vos collaborateurs en temps réel
  • l’adaptation de vos dispositifs aux nouveaux usages de vos collaborateurs
  • l’intégration de vos formations au SIRH
  • un pilotage simplifié

Et ce qui doit être évalué pour le ROI de votre digitalisation n’est pas seulement l’impact budgétaire, mais bien un ensemble d’indicateurs basés sur :

  • l’implication de vos collaborateurs dans la formation (taux de suivi / avancement et résultats)
  • le délai d’intégration de vos nouveaux collaborateurs (onboarding et digital-learning)
  • la capitalisation d’un référentiel de compétences en temps réel sur la productivité
  • l’acculturation (branding)

 

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