L’AMOA en pratique

Être assistant à maîtrise d’ouvrage, lorsqu’il s’agit de notre métier, c’est passionnant. L’expliquer à ceux qui n’y ont jamais fait appel, voire ignoraient jusqu’à son existence, c’est compliqué et même décourageant.

C’est pour cette raison que nous avons fait le pari d’expliquer de manière plus pratique en quoi consiste notre métier et dans quel mesure nous intervenons en accompagnement.

Pour faire les choses dans l’ordre, nous allons parler de la formalisation du besoin et de son pendant : le cahier des charges.

Formaliser le besoin

Quand on à un besoin, en général on sait de quoi il s’agit. Alors à quoi bon faire appel à quelqu’un pour le formaliser ? Si on sait écrire, ça doit suffire.

Alerte SPOILER :

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Formaliser le besoin ce n’est pas seulement écrire un pavé dans lequel on explique tout ce que l’on fait de nos journées. Non, formaliser un besoin c’est :

  • Comprendre les enjeux d’un métier : ses exigences, ses contraintes
  • Traduire des besoins opérationnels, concrets, dans une solution technologique existante ou non
  • S’assurer que tout le monde comprend la même chose

Nous allons donc nous efforcer de comprendre le besoin, de le reformuler et nous assurer qu’il est bien compris !

Comment formaliser ?

Les techniques et les méthodes sont variées : en immersion, par le biais d’atelier d’expression de besoin, les têtes-à-têtes, les enquêtes etc.

L’essentiel est d’adapter la méthodologie à l’activité demandeuse. On pourra difficilement rédiger un cahier des charges pour un logiciel embarqué dans un avion sans quelques notions de pilotage et un baptême de l’air.

Connaître le métier en se le faisant expliquer, poser des questions et reformuler les réponses.

Ce sont les évidences qui méritent d’être répétées !

Voilà, vous savez tout.

L’étape de la rédaction

Après une période de prise de connaissance (réglementaire, éthique, contextuelle …) et l’expression du besoin au cours d’atelier et d’entretiens, il est temps de tout poser par écrit.

Qu’est-ce que l’on écrit ? Tout. Mais pas n’importe comment.

En premier lieu il faut déterminer la cible :

  • s’il s’agit d’un expert du domaine on se passera de détailler les contraintes liés à la pratique du métier pour cibler le spécifique
  • s’il s’agit d’une consultation on précisera le plus possible le contexte et les contraintes (budgets, planning, techniques)
  • si le document est public alors il doit être autonome et comprendre une présentation de l’activité, de la société et du métier

Ensuite l’objectif :

  • trouver une solution à un problème nouveau : toutes les données doivent être présentes et priorisées
  • renouveler un système informatique ou méthodologique : il faut relever toutes les références et indicateurs connus
  • mettre en place une innovation ou une expérimentation : quelles sont les contraintes et les atouts pour la conduite du changement

Et pour finir :

  • le résultat doit être lisible (i.e. compréhensible)
  • le besoin est temporel (à une date donnée)
  • la forme de la réponse attendue est précise (un logiciel, une infra, une prestation)

Et après ?

Il ne suffit pas de “pondre” un livrable pour réussir une prestation de formalisation : il est indispensable de faire un retour d’expérience sur la qualité de la réponse qui en découle. Cela permettra de faciliter la suite du travail (contractualisation, intégration, pilotage etc.).


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